Les Echos du Beausset
Toute l'actualité sur la commune du Beausset (83) dans la région - gastronomie. Tous droits réservés
Signer mon livre d'or Faire connaître mon blog Me contacter par mail Flux RSS
Thèmesamis animaux annonce argent article background base belle blog bonne cadre carte
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· RECETTE (2)
une si belle île de près comme de loin.
Par Églantine Lécossoi, le 06.09.2025
j ais connu l abbé simon et j ais rencontré un personne hors du commun
Par Anonyme, le 13.08.2025
immense respect à cet homme
Par Anonyme, le 17.11.2024
trouvé un spécimen sur ma terrasse le21/09/2024 tresques 30330
Par Anonyme, le 23.09.2024
super ! très instructif merci !
Par Anonyme, le 15.09.2024
· *Poème - L'automne par Alphonse de Lamartine (1790-1869)*
· *Quèsaco ce gecko ou tarente de Provence ?...*
· *Les trois Saints de Glace comme les Mousquetaires...*
· *Poésies d'auteurs - Printemps par Victor Hugo*
· *La recette d'Annie - Salade de pâtes multicolores*
· truite aux amandes
· *Poème de jeunesse de Marcel Pagnol : La Cigale*
· - Poésie - Premier sourire du printemps par Téophile Gautier -
· *Réglementation de l’emploi du feu dans le Var/Barbecue*
· *Les dangers des épillets, voyageurs ou espigaou*
· *Hommage au Père Robert Simon, dit l'Abbé volant*
· ANNIE VOUS PROPOSE LA RECETTE DES PETITS SALES AUX LENTILLES
· *EASYMONNERET Circuit Paul Ricard - ouverture d'un centre de formation moto...*
· *La cigale : un insecte vraiment étonnant !*
· *La recette d'Annie - Carré d'agneau craquant au romarin*
· Circuit Paul Ricard HTTT
· Communauté d'Agglo Sud Sainte Baume
· Eden Forme Le Beausset
· FDJ - Loto-Euro Millions-Keno
· Horoscope du jour
· Le Castellet Station Verte
· Les Echos du Beausset
· Miellerie de l'Oratoire
· Météo Le Beausset
· OK CORRAL
· Ville - Bandol Couleurs de Provence
· Ville - Le Beausset
· Ville - Le Castellet
· Ville d'Evenos
· Ville de La Cadière d'Azur
· Ville de Saint Cyr sur Mer
· Ville de Sanary sur Mer
· Ville de Signes
· Visit Var - Site officiel
Date de création : 29.12.2007
Dernière mise à jour :
25.11.2025
1966 articles
image de texte" />
L'Estérel Côte d'Azur Agglomération a lancé une nouvelle campagne de mesure du radon dans les logements. Les volontaires se voient remettre un petit capteur pour connaitre la concentration, chez eux, de ce gaz considéré comme la deuxième cause de cancer du poumon en France.
Ce gaz naturellement radioactif est émis par les roches présentes dans le sol. Inoffensif lorsqu'il se dilue dans l'atmosphère, il peut se concentrer dans certains bâtiments via les sous-sols. C'est là qu'il peut présenter un risque pour les habitants.
Annie a voulu en avoir le cœur net. Elle vit depuis 11 ans dans un appartement situé au premier étage d'un petit immeuble du centre-ville à Saint-Raphaël (Var). Elle s'est portée volontaire pour participer gratuitement à la campagne de mesure du radon organisée par Estérel Côte d'Azur Agglomération.
Sur les conseils d'une inspectrice en santé environnementale de l'agglomération, elle place donc un petit capteur sur la commode de son séjour, loin des courants d'air, et devra l'oublier là pendant deux à trois mois. Il sera ensuite pris en charge par un laboratoire spécialisé qui en extraira les informations.
"Je voulais vraiment savoir dans quel environnement je vis, chez moi. J'ai donc dit oui tout-de-suite !", explique Annie Aymes.
Son appartement est parfaitement dans la cible de cette campagne. Car la recherche du radon n'a d'intérêt que dans les logements près du sol, rez-de-chaussée ou premier étage. Au-dessus, les phénomènes de dispersion font diminuer et disparaitre le risque.
L'Estérel, niveau 3 du risque radonLe radon est émis par les sols. Il est inoffensif à l'air libre, mais s'il trouve des portes d'entrée, des fissures dans les vides sanitaires, des endroits mal ventilés, confinés, il peut s'accumuler et à long terme être néfaste pour notre santé.
Anne Floccia, inspectrice en santé environnementaleà France 3 Côte d'Azur
Cette année, l'agglomération met ainsi 120 capteurs à disposition des habitants volontaires. C'est une nouvelle étape dans une campagne de mesure qui a en fait débuté il y a déjà quatre ans. Car le territoire de l'agglomération se situe parmi les secteurs les plus exposés au risque potentiel du radon en France. C'est une question de géologie.
"Le radon est généré par la dégradation de l'uranium et du radium présents dans les roches granitiques du massif de l'Estérel, et des côtes varoises", explique Patricia Ferraïoli, directrice du Pôle Solidarités au sein d'Estérel Côte d'Azur Agglomération. Ce secteur est donc classé en potentiel radon de niveau 3, le plus élevé.
Ce risque potentiel est présent dans différents massifs français, notamment en Auvergne, Bretagne, Limousin, ou dans les Vosges. Conséquence, près d’un quart des communes de France métropolitaine sont concernées par un taux moyen ou élevé du potentiel radon de leurs sous-sol. L'IRSN, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, a publié une carte du "potentiel radon". On peut y accéder par la plateforme notre-environnement.
Une autre carte publiée par l'ASNR, Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, permet de savoir, grâce à un moteur de recherche, dans quelle catégorie se situe sa commune entre les niveaux 1, 2 ou 3.
Bien aérer pour se protégerPour revenir dans l'agglomération de Fréjus-Saint-Raphaël, 122 logements ont été testés en 2022 et 2023, premières années de cette campagne. Seuls deux logements présentaient une concentration de radon supérieure au seuil de recommandation de 300 Bq/m3, bien loin des 1000 Bq/m3 constituant le seuil d'alerte.
Il n'y a donc pas matière à s'inquiéter outre mesure.
"L'intérêt de cette campagne s'étale sur plusieurs années. Notre fil conducteur, c'est la prévention", précise Patricia Ferraïoli. "Plus les personnes seront informées, plus elles pourront être rassurées". Et adopter les bons gestes pour se protéger de ce risque méconnu du grand public, malgré la journée nationale de sensibilisation organisée chaque 7 novembre.
Si au terme de ces trois mois de mesure, Annie doit faire face à un taux significatif de radon chez elle, pas de panique. Il lui faudra redoubler de vigilance quant à la bonne aération de son appartement. Vérifier que les grilles ne sont pas obstruées par la poussière, et que la VMC est en bon état de fonctionnement. Et, surtout, aérer régulièrement son logement en ouvrant grand les fenêtres. C'est le geste numéro 1 pour évacuer le radon, comme d'ailleurs tous les polluants domestiques.

800 participants, plus de 150 questions posées à l’issue du webinaire « Actualités du cuivre en France et en Europe », qui a réuni mercredi l’ensemble des acteurs techniques et réglementaires de la filière (IFV, ITAB, FNAB, chambres d’agriculture, etc).
Une preuve, s’il en fallait, de l’impact de la décision de l’Anses et de « l’énorme inquiétude qui pèse sur la viticulture bio », selon Eric Chancelot, directeur du pôle Rhône-Méditerranée de l’IFV.
En ligne de mire de ces échanges, un mur d’incompréhensions, et un labyrinthe de doute. Comme par exemple, l’étude de l’Anses sur l’impact socio-économique de la suppression du cuivre, publiée en juin, qui conclue, en cas de scénario zéro cuivre, à « des pertes de rendement pouvant aller jusqu’à 98 %, et une augmentation du prix des vins de 63 % dans la zone Méditerranée », selon Legrand Saint Cyr (Anses) qui a participé au groupe de travail.

Mariage à l’italienne ?
Ou le nombre exact de spécialités commerciales retirées par l’Agence sanitaire : « Il est très difficile d’avoir les informations », insiste Eric Chantelot. Ce que l’on sait à présent, c’est que 47 produits AMM cuivre étaient autorisés avant 2025 pour un usage vigne. 17 spécialités ont été retirées, 8 ont perdu leur usage vigne et deux seulement restent homologuées en France. Au jeu de massacre, dix-sept AMM cuivre sont encore autorisées en Italie, elles seront réévaluées à terme.
« Ces AMM cuivre italiennes vont permettre à la filière de tenir le coup, mais ça va être très compliqué », note Eric Chantelot. Point important, qui donne « un petit souffle à la filière dans cette photographie très contraignante, c’est que l’Europe a reporté la réapprobation du cuivre (programmée initialement au 31 décembre 2025) au 31 décembre 2029. Et que l’Italie a annoncé qu’elle reportait l’évaluation de ses produits sur le même calendrier », indique Eric Chantelot.
Il y a du changement pour les virements bancaires dès le 9 octobre, voici ce que vous devez savoir
Il faudra désormais éviter de libeller les virements vers sa mère ou un artisan par simplement « Maman » ou « Électricien ».
À partir du jeudi 9 octobre 2025 et en application d’un règlement européenne, toutes les banques de la zone euro mettront en oeuvre un nouveau service qui exigera d’entrer un nom pour tout virement.
Vérifier en temps réel l’identité du bénéficiaire
« Ce dispositif vise à sécuriser les virements bancaires en vérifiant que le nom du bénéficiaire renseigné par le client correspond bien à l’IBAN (numéro de compte, NDLR) du compte destinataire », pour apporter « une protection renforcée contre les fraudes », indique la fédération professionnelle.
Lorsqu’un particulier effectuera un virement instantané ou classique, sa banque interrogera automatiquement la banque du bénéficiaire pour vérifier en temps réel la concordance entre le nom saisi et le numéro IBAN.
Service gratuit
Ce service gratuit doit permettre d’éviter les fraudes, « notamment celles liées à l’usurpation d’identité ou à la manipulation de RIB », ajoute la fédération.
Il permet également de réduire les erreurs de saisie lors de l’ajout d’un nouveau bénéficiaire.
La FBF recommande donc « d’utiliser des noms complets et exacts pour les bénéficiaires », et de « vérifier les alertes de non-concordance avant de valider un virement ».
"Qu’a-t-on retenu de la tuerie de Cuers ? Rien. C’est vite tombé dans l’oubli. Quand je vois l’actu, ça me fait peur"
Stéphane Touret a perdu son père le dimanche 24 septembre 1995 sur la place du village. André, artisan plombier de 55 ans, a été abattu, comme douze autres victimes, d’une balle en pleine tête, devant le guichet de la Caisse d’épargne, sur la place de Cuers.
Je n’oublierai jamais que l’on a tué mon pèreTrente ans après ce tragique 24 septembre 1995, le témoignage de ce sapeur-pompier sonne comme un reproche à une société qui a tourné la page trop vite sur ce « massacre oublié« , sur la tuerie de masse la plus meurtrière en France (hors attentats terroristes) commise par un adolescent de 16 ans.
« Passant, sache que rien ne justifie la mort d’innocents. N’oublions jamais le 24 septembre 1995« , est-il inscrit sur une stèle commémorative, près de l’hôtel de ville. Dans cette commune hantée par les corps d’innocents gisant sur le bitume tiède des ruelles, comme des offrandes absurdes à la rage inexplicable d’Eric Borel, un meurtrier de 16 ans, le silence, les non-dits demeurent.
Le parcours meurtrier d’Eric Borel débute le 23 septembre 1995, à Solliès-Pont. Dans la maison aux volets verts de la traverse des Aiguiers, l’ado monte dans sa chambre. Son refuge. Il y a placardé des posters de tanks nazis, une croix gammée est taguée sur la porte et une carabine 22 Long Rifle est planquée.
Il rumine, il ressasse, il explose. Il descend, un marteau et le fusil en main. Son pouls en mode alerte rouge. Il transforme le domicile familial en tombeau ensanglanté. Il assassine son beau-père Yves Bichet, son demi-frère Yves (11 ans), puis, il attend le retour de sa mère Marie-Jeanne de l’église. Une mère pieuse mais peu aimante. Il frappe encore et tue celle qui lui a donné la vie.
Presque méthodiquement, l’assassin nettoie les lieux des crimes, pose des draps sur les corps et prépare un sac à dos en prenant presque au hasard quelques centaines de francs, des provisions, une carte, des munitions, une chaussure de sa mère. Il s’évanouit dans la nature. C’est Jean-Luc, le fils aîné de Jean-Yves qui découvre l’horreur. Eric a déjà parcouru plusieurs kilomètres dans la campagne et passe la nuit au pied d’un arbre.
Un journaliste de Var-matin est aussi blesséÀ 7h30, Cuers s’éveille sous une brume douce. Ce dimanche marque le jour de l’ouverture de la chasse, le départ d’une course cycliste et les élections sénatoriales. L’ado assassin poursuit son périple. D’abord à travers les vignes, jusqu’à la maison d’Alan, son pote du lycée professionnel Cisson à Toulon.
Des retraités, un artisan, un habitant qui promène avec son chien, un quinquagénaire qui retire de l’argent à la Caisse d’Épargne, un couple en balade, un maçon, un homme qui arrose ses fleurs, un adolescent : le tireur déroule un tapis meurtrier.
Treize corps sans vie jonchent le sol. Des blessés ont échappé de justesse à la mise à mort, dont le correspondant de Var-Matin. Léonard a découvert les premiers corps sur le boulodrome. Il s’est dirigé vers la cabine téléphonique de la place de le Convention pour alerter la rédaction. Le tireur va le viser. Il est atteint par une balle et doit sa survie à André Touret.
« Borel pensait avoir tué mon père. Mais mon père a bougé pour se réfugier vers le hall de la banque. Borel est revenu vers lui et lui a tiré dessus. Il tirait d’abord dans le dos, jamais de face avec son 22 long rifle, puis il visait à nouveau. Deux, trois balles dans la tête pour achever. Le journaliste a pu éviter le pire« , commente Sébastien Touret.
Le tueur meurt près du collègeEn trente minutes, Cuers s’est transformé en scène de guerre. Le village a été bouclé par les gendarmes qui traquent le tireur. Éric Borel se dirige vers le collège de La Ferrage, près à viser une autre victime sur son passage ?
Il est sous un cyprès. Une dernière balle le touche. Il s’est suicidé déclarent les autorités, d’un tir de carabine. La chasse à l’homme est terminée. Il n’y aura pas d’instruction, pas de procès.
« Plus jamais de ma vie, je ne resterais impuissant face à ce que je vois. La mort de mon père a tout changé et cela m’a changé. Ce n’est pas pour rien que je me suis engagé chez les pompiers en 1997« .
Parmi les ombres de ce drame, Stéphane Touret témoigne du drame qui a fait basculé la vie de toute sa famille. « Mon père n’aurait jamais dû être à Cuers ce dimanche 24 septembre 1995. Il vivait avec ma mère à Rocbaron et il allait voir son ami à La Farlède qui réparait sa voiture. Il s’est juste arrêté à Cuers pour retirer de l’argent à la Caisse d’épargne. Pourquoi à Cuers ? C’est le destin...« .
Si les faits se sont passés le matin tôt, avant 8 heures, Stéphane découvre le drame survenu à quelques kilomètres de son domicile au « JT » de midi. « Je ne savais pas que mon père faisait partie des victimes !« .
Il l’apprendra quatre heures plus tard. Personne ne l’avait contacté, ni sa mère. « Quand je l’ai su, le responsable des pompiers Alain Ginouvès m’a dit que ce n’était pas la peine d’y aller : les corps avaient été levés« .

Il se souvient être allé déposer un bouquet de fleurs sur la place. « C’est là que les gendarmes m’ont demandé qui j’étais. On m’a conduit à l’Oustaou per tutti (une salle de réunion) pour m’interroger. Il y avait des journalistes de partout, des caméras. Je suis entré là-bas sous une couverture pour cacher mon visage. C’était très spécial...« .
Trente ans après, il ne dissimule pas sa colère non plus. L’auteur de la tuerie étant décédé, l’instruction s’est elle aussi éteinte. « Comment un gamin de 15 ans a-t-il pu progresser comme ça ? Il tirait dans le dos avec une petite balle et finissait ses victimes, au sol avec deux ou trois balles. C’était le premier jour de la chasse. Il y avait des chasseurs. Pas un n’est intervenu. Pas un seul courageux !« .
Eric Borel : de l’enfance chaotique à la bascule fatale Il n’est pas né tueur, mais il l’est devenu. Éric Borel est un enfant brinquebalé, fils d’un père militaire et d’une mère employée de mairie. Il est un enfant du divorce, confié dès son plus jeune âge à ses grands-parents à Limoges par une mère qui ne veut pas s’en occuper.
Il se construit aussi sur un mensonge : on lui fait croire que son père Jacques est mort des suites d’un cancer. Son père vit seulement à quelques mètres de chez ses grands-parents. C’est lui qu’il voulait retrouver dans sa fugue sanguinaire.
À 12 ans, il rejoint sa mère, remariée à Yves Bichet à Solliès-Pont. Il intègre une famille recomposée avec les enfants Bichet et Yves, son demi-frère, mais il s’enferme dans son univers. Elève en électromécanique à Toulon, Eric Borel est passionné d’histoire, de la Seconde Guerre mondiale en particulier. Il se renseigne sur le siège de Waco (du 28 février au 19 avril 1993) où 86 personnes ont péri dans le QG de la secte des Davidiens.
En 1995, au cinéma Tueurs nés sur le périple meurtrier d’un couple fait un carton. Seven, Pulp Fiction, Heat figurent parmi les films les plus loués dans les vidéoclubs, en VHS. L’album Portrait of American family de Marilyn Manson ou Nevermind de Nirvana tourne en boucle sur les platines des ados en version 33 tours. De la violence musicale et cinématographique en stock qui, avalée par des jeunes en plein mal-être, résonne autrement.
Santé mentale : quand les ados vont malLa tuerie de Cuers n’est pas qu’un fait divers. C’est aussi une alerte sur l’état de la santé mentale des jeunes.
Trois décennies plus tard, en France, le suicide est la troisième cause de mort chez les 15-29 selon l’OMS. La période post Covid a révélé que 14% des collégiens, 15% des lycéens sont à risque dépressif, avec plus de 20% d’urgences suicidaires chez les 11-17 ans (sources Santé publique France).
Laurent Layet, expert-psychiatre, auteur du livre Au pays des ombres, Voyage au cœur de la folie (Mareuil Edition), a accepté d’expliquer le pourquoi de la « folie » meurtrière d’Eric Borel. « Nous ne saurons réellement jamais puisqu’il est mort« .
Il y a d’abord l’âge. « À 16 ans peut éclore une pathologie mentale. Cela peut être le mode d’entrée dans un trouble psychiatrique et ça peut être cataclysmique. C’est ce que l’on appelle la bouffée délirante. Si l’on avait écarté le mode d’entrée dans la schizophrénie, on aurait pu s’attacher à la dimension de l’attachement et du traumatisme« .
Les expériences adverses peuvent alors se greffer : des manquements, des carences affectives ou/et éducatives, maltraitance physique et psychologique.
« Cette dimension traumatique peut prendre un caractère très bruyant. C’est la dissociation. L’enfant se coupe des sentiments et du réel. L’esprit pour se défendre contre l’impensable, face à une surcharge, l’esprit disjoncte. À un moment donné, l’enfant se met dans la peau de celui qui a maltraité« .
Le rugby professionnel fête ses 30 ans : "Le passage au professionnalisme a été géré en bon père de famille"
Le 26 août 1995, le rugby mondial abandonnait les "règles de l'amateurisme" pour se lancer dans la grande aventure de la professionnalisation. Yann Delaigue, ouvreur du RCT et du XV de France à cette époque, se confie ce lundi à ICI Provence.
Yann Delaigue avait 22 ans le 26 août 1995 quand le rugby a abandonné "les règles de l'amateurisme" et a basculé petit à petit vers le professionnalisme. Ouvreur du RCT et du XV de France à cette date, "le petit Mozart" du rugby revient pour ICI Provence sur cette révolution, qui à l'époque, ne disait pas son nom.
La professionnalisation du rugby ne s'est pas faite en un jour. Comment avez-vous vécu les discussions et négociations qui ont précédé cette décision ?
Yann Delaigue : Tout est parti de deux milliardaires australiens qui voulaient créer leurs propres compétitions. Pendant la Coupe du monde 95 en Afrique du Sud, leurs émissaires venaient nous voir dans nos chambres d'hôtel pour nous proposer des contrats. Entre joueurs, nous organisions, toujours dans nos chambres, des réunions pour en parler. Nous étions sur le point de signer. Le rugby français aurait pu perdre 120 joueurs. Mais face à ce constat, la Fédération française de rugby, qui comme celle d'Angleterre était contre la professionnalisation, a compris que si elle ne voulait pas perdre la main, elle devait opter pour le professionnalisme. Tout s'est donc accéléré en quelques mois.
Le 26 août 1995, Bernard Lapasset, président de la FFR et de l'IRB, la fédération internationale de rugby, annonce abandonner les règles de l'amateurisme. A cette date, vous étiez joueur de Toulon et du XV de France. Vous avez donc vécu "en direct" ce passage au professionnalisme.
Effectivement, le rugby est officiellement devenu professionnel en 1995, mais dans la pratique, il a fallu environ deux ou trois ans pour que les statuts s'appliquent vraiment sur le terrain, notamment au niveau des entraînements. Cela a été un des plus gros changements ! Jusque-là, nous les joueurs nous avions un travail. Moi j'avais une boutique Eden Park dans le centre-ville. Je m'entraînais donc le soir après le travail. Mais avec le professionnalisme, nous avons pu nous entraîner en journée. Et parfois même deux fois par jour.
Cette transition s'est donc faite en douceur ?
Oui car les clubs, les joueurs et les entreprises qui les employaient ont vraiment fait preuve d'intelligence. Certains joueurs s'arrangeaient avec leurs employeurs pour travailler à mi-temps et pouvoir s'entraîner dans la journée.
Avec ce changement de statut et de rythme, votre état d'esprit a-t-il changé ?
Non, l'attitude n'a pas changé. En tout cas, personnellement, j'ai toujours été un passionné. La rigueur nécessaire en termes d'hygiène de vie et d'entraînement, je l'avais déjà quand j'étais amateur. Ce n'était pas l'argent qui me motivait, c'était la passion du sport et l'envie de performer. Ce qui a changé en revanche, c'est la performance, notamment physique. En s'entraînant plus, nous sommes tous devenus des athlètes de haut niveau et ça s'est vu sur notre évolution physique.
Au-delà des entraînements, la grande révolution de la professionnalisation c'est que vous étiez désormais payé pour jouer au rugby !
Oui, effectivement, c'est lors de la saison 1995-1996 et la mise en place de nouveaux statuts, que j'ai eu ma première fiche de paie. Même si avant, il faut l'avouer, on touchait quand-même de l'argent. De plus ou moins grosses sommes (rires) mais en tout cas le fisc fermait les yeux sur ça. Le passage au professionnalisme a permis d'avoir un peu plus de cohérence avec cet argent qui circulait dans notre sport. Je me souviens que comme j'étais joueur international, j'avais un des plus gros salaires du club avec 16.000 francs par mois à l'époque.
Trente ans après l'abandon de l'amateurisme, quel regard portez-vous sur l'évolution du rugby français ?
Pour moi, la progression a été bien gérée. J'ai envie de dire que la professionnalisation du rugby s'est faite "en bon père de famille". Les structures, comme la Ligue nationale de rugby (créée en 1998, NDLR) ont permis de réguler tout ça. La LNR est devenue un véritable gendarme financier et organisationnel pour les championnats. En plus de sa professionnalisation, la médiatisation a donné un véritable coup de boost au rugby. Et on en voit aujourd'hui le résultat avec un Top 14 qui est un championnat équilibré puisqu'on ne sait jamais qui va gagner. Un championnat très rémunérateur considéré aujourd'hui comme le meilleur championnat du monde, hémisphère nord, hémisphère sud compris.