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· RECETTE (2)
une si belle île de près comme de loin.
Par Églantine Lécossoi, le 06.09.2025
j ais connu l abbé simon et j ais rencontré un personne hors du commun
Par Anonyme, le 13.08.2025
immense respect à cet homme
Par Anonyme, le 17.11.2024
trouvé un spécimen sur ma terrasse le21/09/2024 tresques 30330
Par Anonyme, le 23.09.2024
super ! très instructif merci !
Par Anonyme, le 15.09.2024
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Date de création : 29.12.2007
Dernière mise à jour :
25.11.2025
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Le rugby professionnel fête ses 30 ans : "Le passage au professionnalisme a été géré en bon père de famille"
Le 26 août 1995, le rugby mondial abandonnait les "règles de l'amateurisme" pour se lancer dans la grande aventure de la professionnalisation. Yann Delaigue, ouvreur du RCT et du XV de France à cette époque, se confie ce lundi à ICI Provence.
Yann Delaigue avait 22 ans le 26 août 1995 quand le rugby a abandonné "les règles de l'amateurisme" et a basculé petit à petit vers le professionnalisme. Ouvreur du RCT et du XV de France à cette date, "le petit Mozart" du rugby revient pour ICI Provence sur cette révolution, qui à l'époque, ne disait pas son nom.
La professionnalisation du rugby ne s'est pas faite en un jour. Comment avez-vous vécu les discussions et négociations qui ont précédé cette décision ?
Yann Delaigue : Tout est parti de deux milliardaires australiens qui voulaient créer leurs propres compétitions. Pendant la Coupe du monde 95 en Afrique du Sud, leurs émissaires venaient nous voir dans nos chambres d'hôtel pour nous proposer des contrats. Entre joueurs, nous organisions, toujours dans nos chambres, des réunions pour en parler. Nous étions sur le point de signer. Le rugby français aurait pu perdre 120 joueurs. Mais face à ce constat, la Fédération française de rugby, qui comme celle d'Angleterre était contre la professionnalisation, a compris que si elle ne voulait pas perdre la main, elle devait opter pour le professionnalisme. Tout s'est donc accéléré en quelques mois.
Le 26 août 1995, Bernard Lapasset, président de la FFR et de l'IRB, la fédération internationale de rugby, annonce abandonner les règles de l'amateurisme. A cette date, vous étiez joueur de Toulon et du XV de France. Vous avez donc vécu "en direct" ce passage au professionnalisme.
Effectivement, le rugby est officiellement devenu professionnel en 1995, mais dans la pratique, il a fallu environ deux ou trois ans pour que les statuts s'appliquent vraiment sur le terrain, notamment au niveau des entraînements. Cela a été un des plus gros changements ! Jusque-là, nous les joueurs nous avions un travail. Moi j'avais une boutique Eden Park dans le centre-ville. Je m'entraînais donc le soir après le travail. Mais avec le professionnalisme, nous avons pu nous entraîner en journée. Et parfois même deux fois par jour.
Cette transition s'est donc faite en douceur ?
Oui car les clubs, les joueurs et les entreprises qui les employaient ont vraiment fait preuve d'intelligence. Certains joueurs s'arrangeaient avec leurs employeurs pour travailler à mi-temps et pouvoir s'entraîner dans la journée.
Avec ce changement de statut et de rythme, votre état d'esprit a-t-il changé ?
Non, l'attitude n'a pas changé. En tout cas, personnellement, j'ai toujours été un passionné. La rigueur nécessaire en termes d'hygiène de vie et d'entraînement, je l'avais déjà quand j'étais amateur. Ce n'était pas l'argent qui me motivait, c'était la passion du sport et l'envie de performer. Ce qui a changé en revanche, c'est la performance, notamment physique. En s'entraînant plus, nous sommes tous devenus des athlètes de haut niveau et ça s'est vu sur notre évolution physique.
Au-delà des entraînements, la grande révolution de la professionnalisation c'est que vous étiez désormais payé pour jouer au rugby !
Oui, effectivement, c'est lors de la saison 1995-1996 et la mise en place de nouveaux statuts, que j'ai eu ma première fiche de paie. Même si avant, il faut l'avouer, on touchait quand-même de l'argent. De plus ou moins grosses sommes (rires) mais en tout cas le fisc fermait les yeux sur ça. Le passage au professionnalisme a permis d'avoir un peu plus de cohérence avec cet argent qui circulait dans notre sport. Je me souviens que comme j'étais joueur international, j'avais un des plus gros salaires du club avec 16.000 francs par mois à l'époque.
Trente ans après l'abandon de l'amateurisme, quel regard portez-vous sur l'évolution du rugby français ?
Pour moi, la progression a été bien gérée. J'ai envie de dire que la professionnalisation du rugby s'est faite "en bon père de famille". Les structures, comme la Ligue nationale de rugby (créée en 1998, NDLR) ont permis de réguler tout ça. La LNR est devenue un véritable gendarme financier et organisationnel pour les championnats. En plus de sa professionnalisation, la médiatisation a donné un véritable coup de boost au rugby. Et on en voit aujourd'hui le résultat avec un Top 14 qui est un championnat équilibré puisqu'on ne sait jamais qui va gagner. Un championnat très rémunérateur considéré aujourd'hui comme le meilleur championnat du monde, hémisphère nord, hémisphère sud compris.